- L'histoire du général Parviz Jafari, Iran 1976

- L'histoire du général Parviz Jafari, Iran 1976

En 1976, l’Iran laïque du dernier Shah est sous assistance respiratoire des États-Unis et sa frontière avec l’Union soviétique en fait un lieu hautement stratégique.
Lorsque le soir du 18 septembre, à 23 heures, des habitants de Téhéran affolés appellent la base militaire de Shahrokni pour signaler un objet lumineux qui survole la ville à basse altitude, la paranoïa ambiante grimpe encore d’un cran. D’autant que le radar de la base est en panne…
Un premier avion piloté par le capitaine khani et le lieutenant Shokri décolle immédiatement pour intercepter l’intrus. Très rapidement sur cible les pilotes constatent que l’avion perd brusquement toutes ses capacités de navigation et ne répond plus. Ils s’écartent et tout redevient normal. Le général Jafari, alors capitaine, commandant l’escadrille de Phantom F-4 de Téhéran décide d’intervenir.
Il est une heure du matin, le 19 septembre. L’objet est en train de s’éloigner de la ville et la chasse commence. Jafari décrit tout d’abord des flashes de lumières intenses, bleues, rouges, vertes qui empêchent de distinguer la structure de l’appareil puis des «sauts» de celui-ci, successifs et «?instantanés?» de 10°, parfaitement irréalisables, même par l’aviation russe. L’opérateur de bord de Jafari, le lieutenant Damirian, signale une acquisition sur le radar embarqué — le retour habituel d’un Boeing 707 et le général Yousefi, qui a lui-même observé l’engin depuis le sol ordonne alors à Jafari d’ouvrir le feu. Ce dernier verrouille un missile guidé par le radar quand surgit de l’appareil une boule lumineuse qui fonce sur le Phantom. Jafari sélectionne un autre missile, cette fois guidé par la chaleur et tire : rien ! Toute l’instrumentation électronique a cessé de fonctionner et la radio devient muette. La boule lumineuse stoppe à quelques centaines de mètres du Phantom ; elle est à 4 heures, puis l’instant d’après à 7… elle retourne ensuite dans la structure. L’avion retrouve ses fonctions, mais une nouvelle boule apparait.
Ordre est alors donné au capitaine Jafari de rentrer dare-dare.
Sans perturber l’avion, la seconde lumière le raccompagne à Téhéran…

Vidéo/conférence de presse du général Jafari: (en anglais)
général Jafari



Une image d'un Phantom F-4:

f4



Vidéo illustrant le cas du général Jafari::

général Jafari


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